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RetourBien dormir pour bien vivre

Pilier majeur de notre santé, le sommeil participe à notre « bien vivre ». Loin d’être inactifs la nuit, notre corps et notre cerveau se régénèrent grâce à une bonne nuit.

 

Quoi de meilleur que de s’enfouir sous ses couvertures en perspective d’une bonne nuit de sommeil ! D’autant plus lorsque le froid sévit et que le soleil se couche tôt… Nul besoin d’études scientifiques pour sentir que dormir 8 heures est un atout capital pour être en pleine forme le lendemain. À l’inverse, après une nuit trop courte c’est l’humeur maussade assurée, voire une faible vigilance et des facultés intellectuelles amoindries.
 

Qu’est-ce que le sommeil ?
Le sommeil est un état qui nous fait perdre conscience de l’extérieur. Nos muscles se relâchent, pour autant notre corps n’est pas en repos complet. En effet, nous consommons à peine 15 % d’énergie en moins en dormant qu’à l’état éveillé et immobile. Notre cerveau, lui, est loin d’être inactif. Au moment de l’endormissement, puis du sommeil léger, puis du sommeil profond, son activité électrique diminue progressivement. La respiration et le rythme cardiaque ralentissent. La tension sanguine et la température corporelle s’abaissent. Pendant le sommeil léger, nous restons réceptifs à ce qui se passe autour de nous. Le sommeil profond correspond à un état d’inconscience plus soutenu, pendant lequel les enfants et adolescents sécrètent l’hormone de croissance. Notons qu’en vieillissant, le temps de sommeil profond décroît jusqu’à disparaître après 80 ans environ. Changement total au cours du sommeil paradoxal : notre cerveau s’excite, notre cœur accélère, nos yeux roulent dans leurs orbites, alors que tous les autres muscles du corps sont totalement détendus. C’est la période la plus propice aux rêves. C’est également une période favorable aux processus de mémorisation, d’apprentissage et de maturation du cerveau, cruciale pour les enfants. Les phases de sommeil s’enchaînent sous forme de cycles d’une heure trente environ. Au bout de cinq ou six cycles, dans lesquels le sommeil léger occupe la moitié du temps pour un quart de sommeil paradoxal, nous revenons à la conscience au cours d’une phase de réveil.

 

Qu’est-ce qui déclenche le sommeil ?
À la fin d’une journée active, notre organisme réagit aux signaux que sont la fatigue physique et la baisse de luminosité. Ces stimuli induisent la modification de deux principaux neuromédiateurs : l’histamine, hormone de l’éveil, dont le taux diminue, et la mélatonine, hormone du sommeil, dont le taux augmente. La conjonction des deux nous mène tout naturellement vers le sommeil. Facile ? Pas tant que ça, pour les trois quart des Français qui déclarent mal dormir ; ces troubles étant considérés comme sérieux pour seulement 9 % de la population. C’est pourquoi il est essentiel de bien identifier les causes de l’insomnie. Si elle peut être une véritable pathologie du sommeil, elle peut également être la conséquence d’un état de stress, d’anxiété ou de dépression, de la présence d’une douleur chronique ou de la survenue d’un trouble respiratoire comme l’apnée du sommeil. S’attaquer à la cause réelle permettra d’éviter la prise de somnifères, trop souvent utilisés pour traiter les symptômes. Outre la dépendance qu’ils induisent, ils génèrent un sommeil de mauvaise qualité dont on a le plus grand mal à s’éveiller.

Le 19 mars prochain, la « Journée du sommeil » est l’opportunité de faire le point et de sensibiliser à cet état qui occupe un tiers de notre vie. Si vous avez des doutes sur la qualité de votre sommeil, pensez-y !