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RetourBien manger pendant la grossesse
Manger d’une façon équilibrée et adaptée à nos besoins physiologiques, c’est mettre des atouts de notre côté. C’est vrai pour tous et à tout moment de la vie. C’est encore plus fondé pour une femme enceinte, car la santé de deux individus est alors en jeu. Menu détaillé des précautions à prendre.
Pendant la grossesse, les besoins énergétiques de la femme sont augmentés. Pas question cependant de manger deux fois plus : les besoins caloriques n’augmentent que de 10 % environ au cours du premier trimestre, de 20 à 25 % à partir du second.
La qualité avant tout
Plus que sur la quantité, c’est sur la qualité de son alimentation que la femme enceinte doit être attentive. En effet, elle doit non seulement manger pour assurer ses besoins physiologiques particuliers, mais également pour « construire » son bébé. Son utérus se transforme pendant neuf mois en une véritable usine à laquelle il faut fournir des matières premières essentielles : les glucides, les lipides et les protéines. La future maman a besoin de plus de sucres, surtout des sucres lents, sous forme de féculents : pain, riz, pâtes, céréales. Concernant les lipides, bébé a des besoins majeurs en acides gras particuliers pour construire son système nerveux : les omégas
3, et en particulier le DHA. Les sources d’omégas 3 sont les poissons gras, mais également les noix, l’huile de colza, ou les produits d’animaux – tels les œufs, les viandes et les laitages – ayant reçu une alimentation enrichie en graines de lin. L’approvisionnement du bébé en protéines est nécessaire. Une vigilence s'impose si vous êtes végétarienne, à plus forte raison si vous êtes végétalienne.
Des petits plus essentiels
Il faut également veiller à un apport adéquat en micronutriments et vitamines. La femme enceinte est souvent carencée en fer : elle doit en absorber sous forme de viande rouge et de légumes secs comme les lentilles ou les pois chiches pour éviter l’anémie. Du côté du calcium, ses dépenses sont accrues et son bébé en réclame pour construire son squelette : elle en trouvera dans les produits laitiers, mais aussi les amandes, les graines de sésame, le persil, ou les légumes de la famille du chou.
La consommation régulière de fruits et légumes frais permet d’ailleurs de combler les besoins en vitamines. La vitamine D est souvent limitante, elle est présente dans le poisson, les œufs et le beurre. Une attention toute particulière doit être portée à la vitamine B9, ou acide folique, dont la carence peut être dramatique pour le bébé, et qui sera fournie par les épinards, la mâche, le melon, les noix ou les châtaignes.
Le bon sens avant tout
Rappelons également que, à mesure que bébé grossit, la place de l’estomac se réduit. C’est pourquoi il conviendra de prendre des repas légers associés à une ou deux collations quotidiennes afin d’éviter des reflux gastriques fort désagréables.
Enfin, plus encore que d’habitude, la femme enceinte doit être vigilante à ne pas consommer de produits toxiques pour son bébé, tels que l’alcool. Il est conseillé d’éviter les aliments crus comme les fruits de mer, les fromages au lait cru, les viandes ou poissons crus, car les germes peuvent franchir la barrière placentaire et le bébé ne possède pas encore de défenses immunitaires.
Mais rappelons-le : la grossesse n’est pas une maladie. Ce moment particulier de la vie d’une femme et du bébé qu’elle porte, est aussi l’opportunité d’être à l’écoute de son corps… Et, encore plus qu’à l’accoutumée, de ses besoins nutritionnels.